De herba, herbae : herbe. C’est l’appellation latine du "jardin des simples" où l'on cultivait, au Moyen-âge, des plantes médicinales, simplicis medicinae.
Omniprésent dans les monastères chrétiens, ce jardin était en général situé près de l'apothicairerie. Conçu conformément au plan de Saint-Gall selon un mode géométrique, le jardin des simples était divisé en quatre carrés, symbolisant les quatre évangiles, carrés organisés selon de savants calculs, les chiffres étant une manière d’approcher l’ordre divin.
Les moines y cultivaient les espèces rares de plantes aromatiques et médicinales ramenées de leurs voyages (les plantes communes étant ramassées dans la nature environnante) avec lesquelles ils réalisaient leurs propres remèdes.
On y trouvait ainsi cumin, fenouil, fenugrec, iris, livèche, lys, menthe (menthe aquatique, menthe-coq, menthe pouliot), nasitord (cresson), romarin, rose, rue, sauge et sarriette.
L'abbesse bénédictine Allemande Hildegarde von Bingen (1099-1179)...
... nous a laissé son fameux "Liber Simplis Medicinae", dans lequel elle a décrit toutes ces plantes.
Aujourd’hui, la reconstruction de ces jardins des simples est très "tendance"…





















2 commentaires:
Amusant On tire sur la religion et l'on fait des jardins de curé
Cordialemlent Christian
à Christian,
Les gens du cru disent du mien que c'est un "jardin de curé" parce que j'ai eu l'idée saugrenue (pour eux) d'y mettre aussi des fleurs...
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