samedi 21 janvier 2012

Azizah de Niamkoko

Au début des années 60, avant mon départ pour mon premier voyage professionnel en Afrique Noire, un collègue m’avait vivement conseillé la lecture de cet ouvrage d’Henri Crouzat, publié en 1959. 


On pouvait lire sur la jaquette cette rapide biographie de l’auteur Henri Crouzat (1912-1966) :
« Henri Crouzat naquit à Albi. Il eut une enfance provinciale calme, une jeunesse parisienne agitée, une maturité coloniale tumultueuse. Après de tranquilles études lycéennes, à l’heure du choix, persuadé qu’il était un artiste au génie solitaire, il se destina à l’architecture. Mais la guerre en fit un soldat parmi beaucoup d’autres. Retourné à l’art en 1946, il eut la chance de partir en Afrique Noire. Une révélation, un éblouissement, un coup de foudre. Mais d’un côté seulement. L’Afrique resta indifférente. Pendant dix ans, Henri Crouzat construisit, chassa, voyagea, observa. Ce sont surtout ses souvenirs qu’il livre dans son ouvrage, bien qu’il se défende farouchement d’avoir voulu décrire tels ou telles de ses anciens amis ou futurs ennemis. »
Et en quatrième de couverture :
« Azizah est un trait d’union. La jolie métisse évolue avec aisance et désinvolture du monde des Blancs à celui des Noirs et nous fait découvrir l’un et l’autre. Niamkoko est une synthèse. Ce petit village africain d’un territoire qui ne porte pas de nom ressemble à tous ceux qui parsèment la brousse. Par contre la capitale du territoire inconnu, Kobilonou, emprunte son nom aux villes de Konakry, Abidjan, Lomé et Cotonou. Le récit débute en 1946, lors de la naissance de la nouvelle Afrique. Entourés de multiples silhouettes pittoresques, les quatre personnages centraux nous entraînent dans un monde qui surprendra bien des lecteurs habitués aux flagorneries des courtisans, aux exagérations des menteurs, aux lâchetés des envieux. Azizah la jeune négresse, Enny le vieux commerçant blasé, Akou, le Noir qui lutte pour son avenir, Olivier de Villevieux le colon-créateur, occupent le devant de la scène. Mais le personnage le plus important reste l’Afrique, cette Afrique dont l’auteur parle avec la tendresse que l’on a pour les femmes autrefois follement aimées mais qui vous auraient, de temps en temps, un petit peu trompé. »
Le roman a été adapté en 1988 pour la télévision par Bernard Reyon, sous le titre "La fille du fleuve", avec Julien Guiomar dans le rôle d’Enny, Jean-François Garreau dans celui d’Olivier et Patrice-Flora Praxo interprétait Azizah. 

C’est "Azizah de Niamkoko", mon livre de chevet pendant très longtemps, qui m’a donné l’envie d’écrire et de raconter mes souvenirs de voyages… 

0 commentaires: